L’automobile est un secteur avec beaucoup de recherches et d’évolutions.  Dans un monde qui change, de nombreuses aides à la conduite sont mises en place comme la conduite semi-autonome, l’aide à la manœuvre, l’électrification, la connectivité ou la sécurité qui permettent d’assister le conducteur. De nouvelles évolutions permettent de s’adapter à l’environnement comme le passage du moteur essence au diesel, à l’électrique et à l’hybride.

 

Qu’est-ce qu’une voiture autonome ?

Une voiture autonome est un véhicule capable de circuler sans l’intervention de l’homme dans un environnement de conduite normal grâce à un pilotage automatique. Cependant ce n’est qu’un mode et le conducteur peut tout à fait le désactiver pour reprendre le contrôle s’il le souhaite.

 

Quels sont les différents niveaux d’une voiture autonome ?

La conduite autonome est un objectif à atteindre depuis des années par les groupes automobiles car elle aurait de nombreux avantages et permettrait de réaliser une réelle avancée dans ce domaine. Cependant, elle se heurte aux juridictions de certains pays. On distingue l’autonomie des voitures grâce à 5 niveaux.

Les niveaux de 0 à 3 étant des niveaux où  la responsabilité du conducteur  est engagée  en cas de problèmes car il peut reprendre le contrôle de son véhicule. Les voitures catégorisées dans ces niveaux sont des voitures qui n’ont soit aucune autonomie, soit de l’assistance à la conduite comme le régulateur de vitesse adaptif, soit des tâches automatisées comme le « Park assist » ou encore des  véhicules semi-autonomes pour certaines tâches et qu’en cas de problèmes, le conducteur doit reprendre le contrôle absolument.

Les niveaux 4 et 5 sont attribués à des véhicules qui sont quasi et complétement autonomes, qui peuvent rouler même sans personnes dedans, qui n’ont besoin en aucun cas de la vigilance de l’humain.

 

L’avancée des voitures autonomes en France vs aux USA

Certains pays comme la France ont préféré prendre leur temps, ne sachant pas qui impliquer en cas d’accident, la circulation des voitures est limitée à celles allant jusqu’au niveau 3 d’autonomie. Cependant, un décret a été publié annonçant que les voitures autonomes seraient acceptées sur les routes à partir de septembre 2022 avec le cadre réglementaire complet pour la circulation de ces véhicules. Dans d’autres pays comme aux USA, les lois progressent plus vite, début 2020, les USA avaient publié un décret qui autorisait les voitures autonomes à circuler sous certaines conditions. La législation a été revue et désormais, le volant et les pédales ne sont plus obligatoires. On peut déjà voir des prototypes de voitures autonomes rouler en guise d’essai.

 

Le rôle de l’intelligence artificielle dans le développement de la voiture autonome

Les constructeurs utilisent l’intelligence artificielle pour développer les voitures autonomes. Grâce à des capteurs laser, ultrasons, radars et caméras, la voiture aura la possibilité de repérer la signalisation, les marquages au sol, les piétons, cyclistes ou d’éventuels obstacles sur la route. Elle pourrait ensuite analyser et réagir en fonction. Le ne serait alors plus que passager, n’aurait plus à réfléchir à la route et n’aurait plus qu’à saisir l’adresse de destination. L’intelligence artificielle va permettre d’ouvrir le chemin aux voitures autonomes.

Quels sont les avantages et les inconvénients des voitures autonomes ?

Cette technologie a beaucoup d’avantages. Sans intervention humaine et grâce à la connectivité, il y aurait un trafic fluidifié, moins d’embouteillages et par conséquent moins de pollution. Elles permettraient aux personnes en situation de handicap de se déplacer de manière autonome, de faire des trajets plus long avec moins de stress, de se garer avec facilité…

Il y aurait également un respect du code de la route parfait qui permettrait une baisse considérable du nombre d’accidents sur la route. Aujourd’hui, plus de 90% des accidents mortels se sont révélés être à cause d’une erreur humaine, sachant qu’une voiture ne s’endors pas, ne peut pas consommer d’alcool et qu’elle respecte les règles, les constructeurs automobiles affirment la sécurité routière comme le plus gros avantage.

Mais on peut également reprocher à cette technologie de nombreuses choses comme, son coût, qui serait nettement supérieure à une voiture normale surtout en termes de réparation. Son système informatique est aussi très vulnérable, des hackers ont déjà montré qu’il pouvait prendre le contrôle de tel ou tel modèle de voiture. Elle peut faire l’objet de pannes, de bugs ou autres disfonctionnements qui causeront alors beaucoup d’accidents.

 

La course à l’autonomie entre les marques : de Tesla à Mercedes

Chaque marque essaie de développer sa propre voiture électrique. En France, l’entreprise Valéo a fait circuler un Range Rover autonome dans les rues de Paris. Le groupe PSA, quant à lui, développe la communication entre véhicules comme prévention, l’appel de secours en cas d’accident… Renault développe chez la Zoé, l’arrêt immédiat en cas d’obstacle sur la route.

Chacune des marques cherche à utiliser l’intelligence artificielle dans le but d’améliorer progressivement l’autonomie de ses modèles. Tesla, Volvo ainsi que des dizaines d’entreprises américaines demandent des permis qui permettent de réaliser des tests dans les rues pour leurs voitures.

Dans cette course à l’automatisation, même Google a ouvert une filiale, Waymo, qui développe la partie logicielle des voitures autonomes. Aujourd’hui, en Arizona, des voitures circulent seules comme taxis dans un rayon de 80km2 et avec chauffeur en sécurité dans un rayon de 160km2. Elle également en train de développer une voiture sans conducteur Google, appelé Google Car, qui ne dispose ni de commande, volants, accélérateur ou frein et qui a tout de la voiture du futur.

En Allemagne, Mercedes a sortie deux voitures, les Classe S et EQS, qui ont officiellement le droit de rouler sans l’aide d’un conducteur dans le pays et cela deviendra possible en France à partir de cet été ! Cependant cette conduite reste très encadrée, la vitesse maximale est de 60km/h et n’est possible d’utilisation seulement sur les autoroutes bouchonnées. La conduite autonome est également interdite en cas de pluie, de travaux, durant la nuit et si les urgences doivent passer.

Des nouveaux modèles arriveront bientôt sur le marché de la part des concurrents, et au fur et à mesure, les règles s’allégeront pour faire place petit à petit aux plus hauts niveaux d’autonomie sans contraintes !